De Unia au Barrage de Yaté par le lac Chakéké et le plateau de Mamié juillet 2008
Cette randonnée , qui se situe dans le sud calédonien a demandé toute une préparation, car elle nécessite une logistique particulière. En effet dans un premier temps il faut laisser les voitures à l'arrivée ( barrage de Yaté), se faire récupérer par un bus qui assure le transport jusqu'au au départ situé à 3/4 d'heure de route. Le plus long ayant été de trouver un chauffeur de bus un dimanche matin à 7 heures.
Le départ de Nouméa s'est effectué tôt à 6 heures. Il faut compter une bonne heure pour rejoindre le barrage de Yaté où nous attend notre chauffeur. Le temps de charger les sacs dans le bus, de faire la route, nous atteignons notre point de départ vers 8 h 15.
Lever de soleil sur une mer de nuage dans le sud.
Alain nous prévient que la première partie n'est pas de tout repos. Nous sommes au niveau de la mer et nous devons atteindre le plateau situé à 494 métres au dessus de nous. La pente est très raide. Il n'y a pas de sentier de tracé et il faut monter (escalader ?) pendant une bonne heure avant de retrouver un sentier... plus carrossable.
La pente est raide.
Le long cheminement dans le maquis et les cailloux.
Enfin un sentier....ça monte toujours
Après plus d'une heure d'ascension , le plateau de Mamié est atteint.
Comme un belvédère sur le grand Sud
L'endroit que nous venons d'atteindre se nomme Gwé Kara. En langage mélanésien cela signifie lieu de rencontre, d'échange. C'est ici que se rencontraient , il y a des centaines d'années les gens des tribus de la côte est et de la côte ouest.
Alain expliquant Gwé Kara
Gwé Kara: l'endroit est mystérieux. Des tas de cailloux ont été disposés en cercle, comme pour délimiter un endroit sacré... Il y régne une atmosphère étrange.
Détail..
Après quelques minutes de repos, le groupe repart en direction du lac Chakéké . Il s'agit d'une doline : dépression du terrain, résultat de l'oxydation des sols ferralitiques par les eaux de pluies qui entraînent progressivement la "rouille" des roches ferreuses, provoquant des vides. Au fil des milliers d'années le terrain finit par s'écrouler sous son propre poids. Lorsque le fond de la doline est imperméable, l'eau de ruissellement le remplit petit à petit et ainsi se crée un lac..
Lac Chakéké....à sec
La progression va ensuite se faire dans un paysage "lunaire", une succession d'effondrements de la cuirasse ferralitique, formant de vastes cratères au fond desquels il va falloir descendre puis remonter.
Paysage ...lunaire
L'effondrement est parfois impressionant.
Au sommet du cratére.
L'heure du déjeuner approche. Avant de s'arrêter nous traversons une forêt humide assez dense, qui abrite quelques beaux spécimens de la flore locale.
Amyema scandens
Beau spécimen de Nepenthes vieillardii
11h 45. Il est temps de s'arrêter pour manger et reprendre des forces .
Repos bien mérité aprés tant d'efforts.
La deuxième partie de la journée sera une longue descente( 3 heures) vers le barrage de Yaté par d'anciennes routes de mines. Au début des annés 70, au moment du "boum du nickel" cette région a été énormement prospectée, d'où les nombreuses routes de mines qui sillonnent le plateau.
Explications sur le " boum du nickel"
Sur le chemin vers le barrage, creek pour se désaltérer et refaire le plein des bouteilles d'eau.
A cette époque de l'année beaucoup de plantes sont en fleurs..
Cunonia deplanchéi .
Colonie de champignons
Dendrobium ngoyense, orchidée endémique
Oxera neriifolia
Le barrage de Yaté
Au pied du barrage
Sur le barrage
Il est 17 heures. Fin de la randonnée. Elle aura durée près de 8 heures 30 , dont 5 heures 30 de marche effective. 14 km 800. Dénivelé positif 850 métres, dénivellé négatif 760 métres.
Lac de Yaté

Commentaires